L'agent, client hypermédia
Brancher un agent via MCP, c'est refaire du RPC. Le LLM connaît déjà le Web : exposez-lui du REST/hypermédia, il navigue la même surface qu'un humain.
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Analyses, prises de position, arbitrages, convictions d’architecture et lectures critiques de fond.
Brancher un agent via MCP, c'est refaire du RPC. Le LLM connaît déjà le Web : exposez-lui du REST/hypermédia, il navigue la même surface qu'un humain.
L'hypermédia revient (htmx, HDA) et vit dans la couche vue : liens, formulaires-affordances, négociation de contenu. Du REST mené à son niveau 3.
Le modèle de maturité de Richardson et le coup de gueule de Fielding : la plupart des « API REST » sont du RPC à belles URL — un REST du pauvre. Quand ça suffit.
Le cœur de REST : l'interface uniforme et HATEOAS, l'hypermédia comme moteur de l'état. Le client suit liens et formulaires au lieu de coder les URL en dur.
REST n'est pas un protocole ni « du JSON sur HTTP » : c'est un style architectural, celui du Web, défini par six contraintes. Petite histoire et ce que le mot a perdu.
L'agent est un échafaudage pour découvrir la solution, pas sa forme finale. Capturer le code qu'il produit fait passer d'indéterministe à déterministe.
Un agent central qui décide de tout concentre la complexité en un point probabiliste. La sortie : une orchestration sobre, un maître et des serviteurs.
Multiplier les outils sur mesure (façon MCP) réintroduit du RPC et noie le contexte. Exposez au LLM ce qu'il maîtrise déjà : du code et des API REST.
Un agent IA n'est pas une couche magique au-dessus du SI : c'est un utilisateur gouverné. BYOK, zero-trust, héritage des droits du caller et traçabilité.
Un LLM gère l'ambiguïté du langage, pas la logique métier stable. Critères concrets pour choisir entre service, workflow déterministe, appel LLM et agent.
Timeouts, retries, circuit breaker, idempotence, outbox, DLQ : les outils de résilience, et la discipline de lucidité qui en fait une architecture.
Après la partition, les états ont divergé : réconcilier ce qui se recalcule (replay, CRDT, cohérence éventuelle), compenser ce qui a déjà eu lieu (saga).
CAP vaut à toute frontière — DDD, CQRS, monolithe, micro-services. Et l'arbitrage cohérence/disponibilité se tranche par opération, pas en bloc.
Le théorème CAP n'est pas un « 2 sur 3 » : sous partition, on arbitre cohérence ou disponibilité. Et une partition, c'est bien plus qu'un câble coupé.
Entre deux modules, quatre façons seulement d'orienter une dépendance — A→B, B→A, médiateur, contrat partagé — et le piège de couplage propre à chacune.
Avant de connecter deux modules, une question décide du couplage : qui connaît qui ? Le sens des dépendances, pour éviter cycles et rigidité.